Comprendreà travers des activités pour mieuxapprendrel'essentiel d'une grammaireau service de l'expression (présentation sous forme de mémento)
"L'essentiel de la grammaire" est un répertoire des notions grammaticales envisagées comme réponses à des questions d'emploi "en situation", des questions de savoir-faire et non de savoir réciter ou reconnaitre. Ces réponses seront consultées de préférence à
la fin de "recherches" effectuées en classe (ou seul). Elles permettent une reformulation des notions abordées dans les
"fiches-élèves" et la possibilité de créer petit à petit un référentiel personnel de connaissances. Quelques "manipulations" simples sont parfois proposées pour aider à fixer l'attention.
verbes voir le site: conjugaisonfacile
contient
un "conjugueur":
répertoire des verbes les plus utilisés dans la langue française.
L'intérêt d'un travail sur ordinateur est de pouvoir limiter
(grâce à des "outils" tels que "copier/coller" etc...) la quantité de texte à écrire et/ou réécrire lors des activités.
Les corrigés sont accompagnés
d'une documentation pédagogique (commentaires sur les problèmes
observés chez les élèves, les compétences
visées, des situations de classe possibles, etc...) .
dernières mises à jour : mars /2012 pour le mémento de grammaire
J'ai abandonné le long travail de mise en page "interactive", ne sachant pas si c'était vraiment utilisable, mais il est toujours possible de le faire en cas de demandes ...
...
avec des exemples dans : Didactique
de la conjugaison Serge Meleuc, Nicole Fauchart coll didactiques
ed B Lacoste/ CRDP Midi-Pyrénées
Le problème de la grammaire restant à l'ordre du jour, échangeons, échangez... réactions, remarques, contributions
demandes de "corrections" aussi ...
par courriel: granil@voila.fr,
ou sur l'espace FORUM
Je répondrai aussi par courriel (ou mise en ligne) à toute demande: corrigés, documentation, fiches complémentaires, etc....
Ce serait plus vivant si les visiteurs devenaient collaborateurs...!
Visiteurs :
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Questions:
Pour résoudre un problème d'écriture,
-
faut-il en priorité savoir distinguer
un COD d'un COI ou savoir construire les verbes en les faisant suivre ou pas d'un nom avec ou sans préposition?
- faut-il savoir différencier la coordination de la subordination ou savoir établir des liens logiques ?
- est-il préférable d' évaluer la connaissance d'un métalangage grammatical avec des questions du type "nature et fonction..." ou de chercher à évaluer une compétence linguistique: emploi de pronoms, construction de GN ...?
A titre d'exemple, deux réflexions d’élèves à méditer
: "J’étais bonne en 6ème, je savais par coeur l'imparfait, mais j'ai oublié"...,
"J'aime bien faire des exercices de COD".
- Oui mais, dit-on, les "linguistes" utilisent un jargon incompréhensible!
-
Pourquoi "connecteur" (alors que les enfants savent très bien "se connecter"!), serait-il plus jargonnant que conjonction de coordination ou de subordination, ou qu'épithète ? Et n'est-il pas difficile d'expliquer dans certains cas que le complément d'objet est "humain" ... et, si l’"objet de la quête" est "sujet de la phrase"... n'en parlons pas!
D’autre part, l'étude du COD n'étant pas facile à "caser" dans un travail
en séquences, on peut être tenté d'en faire une "activité décrochée"....
et nous revoilà avec des séries de "Relevez ceci, cela, soulignez de telle ou telle couleur... des COI, des CC ..." complétement décontextualisées.
- « Faire de la grammaire » Loïc Saint-Martin montre comment il est possible de proposer à des élèves une réelle réflexion grammaticale avec la question: "Qu'est-ce qu'un mot?".
- Il est toujours intéressant, surtout pour les élèves en difficulté, de se rapprocher des méthodes -et du contenu- du FLE (français langue étrangère) www.edufle.net le point du fle
Grammaire, lecture, même combat....
publications/grandserre: "La vérité sur la méthode syllabique : elle a été abandonnée en raison de son inefficacité ! Plus de 30 % des CP redoublaient dans les années 60 ! Les maîtres désespéraient de tous ces élèves ânonnant. Les critères pour juger de la capacité à lire étaient moins fins qu’aujourd’hui, notamment pour ce qui relève de la compréhension."
« Savoir lire, ce n’est pas seulement connaître les lettres et faire sonner les assemblages de lettres. C’est aller vite, c’est explorer d’un coup d’œil la phrase entière ; c’est reconnaître les mots à leur gréement, comme le matelot reconnaît les navires. C’est négliger ce qui va de soi et sauter à la difficulté principale... La lecture qui ânonne ne sert à rien. Tant que l’esprit est occupé à former les mots, il laisse échapper l’idée... » Alain, Propos sur l’éducation.
sur les réformes orthographiques: - Le Rapport du conseil supérieur de la langue française dans Journal Officiel du 6 décembre 1990/ docs administratifs
- Orthonet, créé par le Conseil international de langue française ( poser des questions en ligne)
sur l' AUTEUR
et le CONTENU du site
Professeure en collège
de 1970 à 2005, j'ai suivi de nombreuses formations (évaluation,
linguistique, ateliers d'écriture, de théâtre etc...).
L'insatisfaction éprouvée en début de carrière
(constat d'échec des leçons et exercices de grammaire pratiqués alors face aux
problèmes d'écriture en particulier) était à l'origine de cette recherche d'autre chose.
Petit à petit une démarche s'est construite .
J'ai, par la suite, exercé des fonctions de "formatrice" davantage
pour partager des expériences que pour les "enseigner". C'est
aussi le but de ce site destiné à évoluer.
La raison de limiter le propos à
l'étude de la langue est que, s'il existe de très nombreuses publications et propositions
innovantes sur la construction de séquences etc...., ainsi que sur la façon de mener
conjointement des activités de lecture et d'écriture,
dans le domaine de la langue, on "ne voit rien venir"! Le
sens à donner aux activités grammaticales semble toujours
aller de soi malgré quelques évolutions suivies aussitôt de régressions....
Les fiches-élèves
proposées ont été mises en chantier à partir
des années 80 puis repensées et remaniées à
la lumière de travaux sur le "décloisonnement" ( devenu
travail en séquences), sur l'étude du discours, les modes d'apprentissage
etc.; mais aussi et surtout en fonction des réactions des élèves!-
L' ordinateur n'est qu'un "outil" dont l'avantage est de favoriser l'autonomie de l'élève, une pédagogie différenciée, il facilite aussi la mutualisation, l'entraide (dans des groupes restreints face à l'écran). Il permet de garder en mémoire une progression, en sauvegardant un état antérieur, de garder des traces de son travail, le laisser puis le reprendre, le transférer, hésiter, remplacer ...et enfin imprimer un résultat "propre". Son utilisation ne doit pas se substituer à la relation au
professeur,
aux autres, mais constituer une étape dans l' échange.
Des enfants "instables" réussissent davantage à se concentrer sur une tâche rendue stimulante et « prenante » par l’utilisation de la machine.
On peut concevoir
LA GRAMMAIRE AUTREMENT ...
Question subsidiaire: les sciences du langage peuvent-elles évoluer au même titre que d'autres?
Patrick Charaudeau, dans sa Grammaire du sens et de l’expression (Hachette 1992), la définit ainsi :
« Le langage est donc à la fois sens, expression et communication. Il n’est pas l’un et l’autre successivement, mais les trois à la fois. Une « grammaire du sens et de l’expression » doit donc s’intéresser à décrire les faits de langage en fonction :
des intentions du sujet parlant qu’ils sont susceptibles d’exprimer, …
des enjeux communicatifs qu’ils révèlent, …
des effets de discours qu’ils peuvent produire… »
Qui a produit l’énoncé, à qui est-il adressé, quand et où il a été produit, dans quel but? Si on l’ignore on ne parvient pas à l’interprêter. Et ces mêmes questions ont à voir avec l’écriture.
Quel enseignant de français n’a jamais entendu, à propos de « La Grammaire » : A quoi ça sert ? Quelle réponse donner, si elle est un objectif en soi ? En effet, à quoi sert de savoir dire que « ce» est un determinant démonstratif se rapportant à tel ou tel nom, si on ne sait pas pourquoi il est employé au lieu d’un autre et si on ne sait pas dans quelle situation on peut l’employer à juste titre ?
La réponse est plus facile ( Et peut-être, dans ce cas, la question ne sera-t-elle pas posée !) si l’objectif est la compétence grammaticale, c’est à dire la capacité de reconnaître une intention de communication dans l’utilisation d’une forme, « la capacité d’organiser des phrases pour transmettre du sens », capacité qui est « partie intrinsèque de la compétence communicative ».
"Envisager autrement l'étude
de la langue" au collège (mais pas seulement!), c'est aussi (quoi qu'en pensent les mauvaises langues) proposer des situations en permettant
une "observation réfléchie"
selon l'expression utilisée -fort justement- dans les programmes du primaire de 2002. (Les propositions faites sur ce site peuvent certainement s'adapter à
un niveau CM2.) La grammaire et l'orthographe sont des "outils" (moyens techniques) qu'il convient d'observer
et de savoir utiliser en situation d'écriture
et de lecture. L'intégration dans des séquences s'en trouvera facilitée.
Reconnaitre des CC de
temps ou de lieu dans n'importe quel texte pris comme "réservoir d'objets
grammaticaux", est différent de se demander comment situer dans
le temps et dans l'espace selon que la communication est directe ou différée...
.
S'interroger sur l'intérêt d'utiliser
tel ou tel procédé linguistique c'est « faire de la grammaire » et, ce faisant, on s'approprie des "outils"
d'investigation et d'expression à réutiliser. Le métalangage commun
nécessaire pour nommer les faits de langue rencontrés n'est pas toujours le même.
Face aux erreurs
ou maladresses d'expression relevées dans les textes d'élèves
des questions s'imposent: "Quelle peut en être
l'origine?" "Qu'est-ce que je veux que l'élève sache faire?" "Que
lui proposer comme "outil" grammatical (car tel est le propos, d'autres solutions n'étant évidemment pas à exclure) pour l'aider à comprendre et résoudre ce problème d'expression?",
avec, pour corollaire: "Les recherches en didactique me proposent-elles
des "outils" intéressants?". Un autre objectif est de faire en sorte
que des activités grammaticales deviennent en elles-mêmes des activités de lecture
et d'écriture (facilitant ainsi l'intégration dans des séquences).
Le but premier est de faire comprendre le fonctionnement de la langue par une démarche active de découverte de "solutions" pour un problème rencontré (lors d'une première écriture, par exemple) avant de passer à la conceptualisation . La différence avec une grammaire dite « déductive », est qu'il n’y a pas de règles « prééxistantes » à trouver (Les règles de grammaire : quelles règles et d’où viennent-elles ?). Cette "grammaire" fait appel à la réflexion de l’apprenant.
La démarche de construction de ces activités part de problèmes repérés
chez les élèves. A partir de là, il s'agit
de proposer des outils susceptibles d'améliorer leurs compétences.
Selon le principe qu' "Une connaissance (re-)découverte est
mieux retenue qu'une connaissance "soufflée"", on tente
de construire une pédagogie d'apprentissage dynamique (qui se
substitue à une pédagogie d'enseignement reçu)
proche de celle préconisée en sciences par "La main à
la pâte". Pour qu'une activité construise du sens, elle
ne doit pas s'arrêter au "geste" accompli mais s'accompagner d'une réflexion
(dans un premier temps, on aide l'élève à formuler celle-ci).
Dans cette même perspective, on s'intéresse plus à la qualité
des « objets » de réflexion proposés et à l'implication de l'élève qu'à
une quantité d'"exercices" d'entrainement . On propose des documents authentiques, écrits mais aussi oraux, choisis pour leur accessibilité ( en sixième, comme à tous les niveaux pour ne pas donner à étudier des faits de langue trop difficiles) et contenant suffisamment d'occurrences du point grammatical visé. Une première étape consiste à observer, repérer un élément syntaxique, à partir de questions posées (Qu’est-ce qui change? Quelle différence....?) pour aider les apprenants à trouver les raisons de son utilisation : Il est important, dans cette étape, de laisser le temps de la réflexion, de ne pas donner la solution (Il peut y en avoir d'imprévues) pour que les apprenants formulent des hypothèses. Ils doivent réfléchir sur le fonctionnement avec leurs propres termes. La deuxième étape est une vérification suivie d'une synthèse avec l’enseignant. Toutes les hypothèses vraisemblables sont acceptées et vérifiées avant la reformulation finale. La troisième étape vérifie la maîtrise, l’appropriation, de l’emploi du point grammatical "en situation".
Pour un apprentissage actif de l'orthographe, l’élève observe tout ce qui contribue à la construction du sens.
Il est difficile d'intégrer des choses dont on n'a compris ni le fonctionnement
ni la nécessité ( "J'me comprends" argumentent certains!)
Comme pour la "grammaire",
la mise en place d'une activité intellectuelle précède la mémorisation
de règles avec leur lot d'exceptions. En effet, si la mise en œuvre de
celles-ci est relativement facile dans les exercices d'application, il
est beaucoup plus difficile de se les "réciter" dans l'urgence de l'écriture.
Plus que des
règles à apprendre et réapprendre sans cesse par cœur avec leurs "exercices"
d'application, ce qui peut aider les élèves (en général capables de les
réciter), c’est de bien comprendre que des démarches de vérification
sont à mener dans un texte pour parvenir à des graphies correctes et pourquoi
ces dernières sont nécessaires.
- On a souvent recours, maintenant, à la
substitution mais, on l'utilise, par exemple, pour vérifier
s’il s’agit d’un démonstratif ou d’un possessif , avec le
conseil de remplacer par : "C'est celui-là" ou "C'est le sien", encore
faut-il avoir compris le sens du contexte! (Le procédé ne s’avère pas
toujours productif!). Dans ce cas précis, il semble plus utile d'observer que
certains mots sont liés à la situation d'énonciation (en
particulier les démonstratifs), qu'ils possèdent des "marques" relatives à l'émetteur
et/ou au récepteur.
- On peut observer des
"chaînes" de mots au niveau de la phrase, repérer le mot "qui informe",
par exemple dans l’observation du pluriel (c’est souvent le determinant
) et que les contraintes sont liées aux mots et non aux concepts représentés
. Pour illustration, ces fragments de dialogue:
- Quel changement y-a-t-il lorsque
tu remplaces « un enfant par « des enfants »?
- "Ils sont plusieurs"
-
Donc….? . L’élève en difficulté ne trouve rien à dire de plus.
- Comment
as-tu écrit "Tous le monde"?
- " J'ai mis " s " parce qu'il y a plusieurs
personnes. "
L'erreur vient donc d'un renvoi au référent (représentation
du réel), et non à l'abstraction du texte -bien réelle, elle aussi!-.
Il faudrait aboutir à : " J'ai mis " s " parce qu'il y a " les ", en ayant
la notion de "marque du pluriel".
Le "parcours du regard" nécessaire
peut être matérialisé par des flêches (Pour en comprendre le principe,
faire appel aux mots flêchés ou à l’image d’une cible.). Demander aux
élèves de faire des « flêches » les oblige à réfléchir et, en donnant
au professeur une indication sur cette réflexion, aide ce dernier à mieux
déterminer la cause des fautes. C’est un moyen de se rapprocher des «
entretiens d’explicitation » très intéressants mais aussi plus
difficiles à réaliser avec des classes nombreuses.
Exemple d’erreurs de « fléchage » révélatrices (L’outil de création du
site ne permet pas d’utiliser les flêches, la relation établie par l’élève
est donc montrée par les majuscules) : [il]…… vit UNE LUMIERE s’éclairaiT.
LE CIEL étoilaiT éclairer/ la lumière LES éclairaiENT. ELLES continuaiENT
de marchaiENT ·
On peut se demander s'il n'y a pas là une relation à faire avec un apprentissage en "b-a ba" (beaucoup plus fréquent qu'on veut le faire croire) qui nuit à une perception globale de groupes étendus....Observer, écouter et questionner les élèves permet de se faire une idée.... (voir orth. "copier sans fautes") "Lorsque j'ai aidé un enfant de CM2 (dysorthographique), je me suis aperçue qu'il lisait, sa main sur le texte ne dévoilant qu'un mot à la fois.... Le fait de rectifier la position et de percevoir des groupes plus étendus a peut être contribué, sans parler de la compréhension, à améliorer l'orthographe sur le plan de la syntaxe"
Les questions: “ Pourquoi ”
renvoie directement à la norme l'élève qui va disqualifier la solution
qu'il a choisie en la traitant de “ faute d'étourderie ” sans interroger
son raisonnement. Choisir plutôt des questions en “ Comment... ” qui
amènent l'élève à développer une compétence métalinguistique
et à s'approprier des procédés plus justes (l'analogie, la dérivation,
la place, la prononciation...), étant entendu qu'aucun n'est jamais tout
à fait fiable, et l'élève doit aussi le comprendre.
"Accepter que l’apprentissage ne se fasse pas immédiatement mais par un
cheminement non-continu, avec des retours en arrière, des tâtonnements…dans
ce cheminement, les erreurs ne peuvent être considérées comme des fautes
à annuler." L'évaluation peut devenir outil d'encouragement si on ne note pas tout
à chaque fois. On mettra au contraire l'accent sur certains points révisés:
orth des V au présent et relation GNs/V dans un texte, par exemple, marques
dans les GN etc dans une autre situation....en demandant à l'élève de
signaler lui-même dans ses productions personnelles: "J'ai surtout fait
attention à ....."
• "Proposer un problème à résoudre sur
un objet de savoir manipulable et permettre l’apprentissage de la gestion
du problème en même temps que l’apprentissage des savoirs . ...” Plus
précisément , l’apprentissage ne porte pas seulement sur des contenus
spécifiques, mais aussi sur les outils permettant de les acquérir: savoir se poser les questions pertinentes et utiliser
au bon moment les ressources adéquates.
D'après: Créer une situation d’apprentissage (Saada-Robert
et al. 1997),
-
fondement linguistique: : les travaux de N. Catach (1980)
et du groupe HESO,
-
fondement psychologique sur les mécanismes d'apprentissage
: La construction des connaissances repose, entre autres, sur deux concepts
fondamentaux, présents tout au long de l'œeuvre de J. Piaget: celui de
structure et celui de significations (Piaget, 1936; J. Piaget &. R. Tarcia,
1987).
L’apprentissage de l’orthographe nécessite aussi la mémorisation de
l'orthographe lexicale et la comparaison de l'oral avec l'écrit.
Une
ETUDE RAISONNEE, un APPRENTISSAGE ACTIF du VERBE, pourquoi pas?
Les « activités sur le verbe », bien
que présentées à part pour faciliter la recherche des documents, ne relèvent
pas de séances de « conjugaison » décontextualisées. Bien
au contraire, évitons, comme pour tous les problèmes de grammaire, de masquer ainsi la relation
à l’expression. La "conjugaison" n'est rien d'autre que l'orthographe
du verbe.
Les "tableaux de conjugaison"
traditionnels, présentent une abondance de sous-classes et de listes d'exceptions et donnent l'impression -entièrement fausse et
décourageante- que la connaissance de la conjugaison française
exige la mémorisation de milliers de formes différentes. La démarche pédagogique associée va de la mémorisation à l'application
en passant par la restitution:
récitations de tableaux, exercices de transposition ne faisant pas appel à la réflexion. "nous"
y est présenté comme le pluriel de "je" etc. … Des consignes telles que: "Transposez [telle] phrase au présent" dans un texte/
"Faites la liste des temps employés dans le texte. Classez les temps simples
et les temps composés"/ "Recopie un verbe conjugué à la 1ère personne du
singulier du passé composé de l'indicatif" aboutissent, dans la tête des élèves, à une image désordonnée
de formes qui, du moment qu'elles sont "conjuguées", sont
interchangeables dans les textes ( combien de fois peut-on lire « rêver » pour rêvais » etc.).
Pour donner de la cohérence, observons des changements de sens
apportés à un énoncé:
- relation G.N.(et/ou pro.) + V. ,dans
le cadre de la phrase et du texte. Que se passe-t-il lorsqu'on remplace l'un de ces deux éléments par un autre?
- situation dans le temps (et plus
tard, modalisation), dans le cadre du texte.
- orthographe
de tel ou tel temps/mode, ou de « personnes » en relation avec des situations
de lecture et d’écriture. Au professeur d’organiser des échanges autour
de textes, points de départ et d'arrivée des observations, des recherches,
dans des situations de classe variées.
Au lieu de commencer les apprentissages par différencier (souvent laborieusement) des "groupes" du verbe
dont l'intérêt est discutable, repérons des régularités!
Pour le présent de l'indicatif, seuls les verbes en –er et trois autres sont en –e, à peu près tous les autres
(-x étant une variante de –s) sont en –s. Tous les verbes ont le même imparfait. La difficulté du passé simple consiste essentiellement à distinguer entre "i" et "u" etc.... Quel est l’intérêt de faire un groupe à part
pour ceux qui ont
une 2ème « base » en –iss? Infinitif et participe sont habituellement répertoriés à égalité avec les autres
formes verbales, même si c'est sous la forme : "modes non personnels"
si bien que lorsqu'on demande de souligner les verbes d’un texte, les
élèves soulignent aussi les infinitifs et les participes. Or ce ne
sont pas des formes verbales, si on se réfère à une
définition cohérente liée aux marques
particulières de temps/modes et personnes. Par opposition,
elles constituent des formes "non verbales".
Une autre conception d'un répertoire des verbesmettant en évidence les " bases verbales", permet de répondre aux difficultés qu'elles peuvent poser en comparant d'une part ce qui se passe pour un verbe donné, d'autre part, les ressemblances et différences entre certains verbes (conjugaisonfacile).